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Immersion virtuelle dans les expositions de la saison impressionniste 2020

Immersion virtuelle dans les expositions de la saison impressionniste 2020

La Réunion des Musées Métropolitains propose une immersion virtuelle dans les expositions de la saison impressionniste 2020.

 

Vous pouvez désormais avoir accès aux visites virtuelles des 6 expositions et des 3 projets contemporains dans le cadre de la saison impressionnistes 2020 des 8 musées Métropolitains. Naviguer en autonomie sur votre ordinateur, tablette ou smartphone avec des commentaires et des interactions autour des œuvres. (Re)vivez sans modérations nos expositions sur le thème de l’impressionnisme.

 

François Depeaux, L'homme aux 600 tableaux

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Le Musée des Beaux-Arts de Rouen propose d’explorer la vie d’une figure centrale pour le mouvement impressionniste : le magnat du charbon François Depeaux (1853- 1920). Acheteur compulsif, cet industriel rouennais a possédé près de 600 tableaux et dessins, comptant jusqu’à 55 Sisley, 20 Monet, mais aussi des chefs-d’œuvre de Renoir, Toulouse-Lautrec, Pissarro… Collectionneur visionnaire, recherchant la proximité des artistes, il est le premier à acquérir une toile de la série des Cathédrale qu’il voit naître sous le pinceau de Monet en 1892-1893 et sera le propriétaire d’œuvres insignes telles que En été de Renoir (Nationalgalerie, Berlin), ou encore la Rue Saint-Denis, fête du 30 juin 1878 de Monet (Musée des Beaux-Arts, Rouen). Soutien sans faille des artistes de son temps, il accompagne le mouvement impressionniste de ses débuts à son triomphe, et assure son entrée dans les collections publiques en dotant dès 1909 sa ville d’une collection alors unique en province. Une donation de cinquante toiles de Monet, Sisley, Pissarro, Renoir, Lebourg… qui marque à la fois son apothéose et sa chute. Affaibli par un divorce épique, Depeaux se replie sur un empire que la première guerre mondiale va mettre à mal. Sur le mode de la narration, cette exposition inédite fera revivre l’aventure artistique, économique et humaine de ce capitaine d’industrie, philanthrope et collectionneur aussi audacieux qu’avisé. Des prêts exceptionnels issus des plus grands musées mais aussi de provenance privée permettront de restituer de façon éphémère cette immense collection désormais dispersée dans le monde entier. 

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La vie en couleurs : Antonin Personnaz, photographe impressionniste

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Inventé par les Frères Lumière, l’autochrome est le premier procédé photographique en couleurs commercialisé. Dès sa mise sur le marché en 1907, il connaît un succès immédiat auprès des photographes amateurs et professionnels. C’est le support photographique utilisé par Albert Kahn pour ses Archives de la planète, premier reportage global du monde en couleurs. Parmi les premiers adeptes se distingue une personnalité singulière. Antonin Personnaz (1854-1936) est en effet l’un des plus importants collectionneurs de l’impressionnisme, et fait partie des grands bienfaiteurs des musées nationaux. Son legs de 1937 comporte 142 œuvres de premier ordre (Pissarro, Guillaumin, Sisley, Degas, Renoir, Toulouse-Lautrec…), dont le célèbre Pont d’Argenteuil de Monet, qui figurent aujourd’hui parmi les chefs-d’œuvre présentés au Musée d’Orsay et au Musée Bonnat-Helleu. Moins connue est sa qualité de membre actif de la Société française de photographie (dès 1896) et de la Société d'excursions des amateurs de photographie (à partir de 1900). À ce titre, il est à l’origine d’une distinction décernée aux Frères Lumière pour l'invention de la plaque autochrome, dont le rendu granuleux et pointilliste lui semble rejoindre les recherches des peintres impressionnistes, et dont il défend avec ardeur les qualités esthétiques. À partir de 1907, Antonin Personnaz pratique assidûment l’autochromie lui-même et réalise plus d’un millier de plaques, dont sa veuve a fait don à la Société française de photographie. Malgré son intérêt pour l’histoire de l’impressionnisme, cette collection a été très peu étudiée et montrée. Or, du fait de sa proximité avec les artistes, l’œuvre photographique de Personnaz présente un intérêt exceptionnel. 

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Léon-Jules Lemaître, Par les rues de Rouen

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Parmi les peintres rouennais les plus représentatifs de ce qu’il est convenu d’appeler l’École de Rouen figure Léon-Jules Lemaître (18501905). Élève talentueux de l’école de dessin de sa ville, il bénéficie d’une bourse qui lui permet de poursuivre son parcours dans la capitale. Entre 1873 et 1879, il assiste aux premières expositions des impressionnistes, qui l’enthousiasment plus que les leçons de son maître, l’intransigeant Gérôme. Trait d’union avec les milieux parisiens, il convertit ses amis restés à Rouen, Charles Angrand, Charles Frêchon,  Joseph Delattre à l’impressionnisme, puis au néo-impressionnisme. Ensemble, ils forment « les quatre mousquetaires » de l’École de Rouen. Il poursuit cette aventure jusqu’en 1890, avant de se spécialiser dans les vues de Rouen qui lui assurent un succès réel auprès des amateurs de l’époque, confirmé par les générations suivantes. À ce jour, aucune exposition personnelle n’est venue retracer cette carrière, et aucune publication n’a été dédiée à cette personnalité centrale pour la diffusion de l’impressionnisme en Normandie. En partenariat avec l’Association des Amis de l’École de Rouen, le Musée des Beaux-Arts se propose de réunir un ensemble représentatif des diverses périodes du peintre, provenant de collections publiques et privées, réalisant ainsi la première monographie consacrée à Léon-Jules Lemaître.

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Camille Moreau-Nélaton, Une femme céramiste au temps des impressionnistes

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Une femme céramiste ? À l’époque impressionniste ? Allons donc. C’est pourtant bien cette figure originale que le Musée de la Céramique révèle dans une exposition inédite, la toute première jamais consacrée à Camille Moreau. Un incroyable talent à découvrir… ! Il s'agit de la peintre et céramiste Camille Moreau-Nélaton (1840-1897), contemporaine de la génération des Monet et Renoir. Artiste amateure, évoluant dans un milieu lettré et féru d'arts, elle a développé pour ses réalisations en terre une production au style personnel fortement teinté de japonisme. Marquée par les figures tutélaires de Félix Bracquemond et Laurent Bouvier (pour l'esthétique), de Théodore Deck et François Laurin (pour la technique), Camille Moreau – qui signe ses œuvres de son nom d'épouse – a joué un rôle essentiel dans la formation de son fils, Étienne, artiste, historien et collectionneur de la première heure (puis donateur) des peintres impressionnistes. Ce dernier est d'ailleurs l'auteur de la première et unique monographie consacrée à l'artiste (1899). Le statut très singulier de Camille Moreau, femme artiste amateure mariée, mais exposant et vendant ses œuvres, sera au cœur de l'exposition – avec une mise en perspective historique du statut de la femme artiste, notamment céramiste (comme Elénonore Escallier (1827-1888)). Les recherches de la céramiste portant sur le traitement du décor, des émaux et de la couleur constitueront un autre point focal de l'exposition – rappelons qu'elle a notamment utilisé la technique de la barbotine colorée, propre aux céramiques dites « impressionnistes », faisant appel aux mêmes fours (notamment Laurin à Bourg-la-Reine) que cette production dont elle est contemporaine. L’exposition présentée à Rouen permettra de rassembler pour la première fois des pièces aujourd'hui dispersées dans des collections publiques (Cité de la Céramique – sites de Sèvres et de Limoges, Musée des Arts Décoratifs de Paris, Musée Théodore Deck, Musée de la Loire), mais aussi provenant de collections privées (notamment appartenant aux descendants de l'artiste), exécutées de 1869 à 1896 environ.

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Crinolines et chapeaux, La mode au temps des impressionnistes

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La mode est omniprésente dans les tableaux des peintres impressionnistes. Souhaitant rendre compte du cadre de vie  « moderne » de leurs modèles, ces artistes ne s’attachent pas moins à la représentation de leurs tenues, qu’il s’agisse de portraits, de scènes de groupe en intérieur ou en pleine nature, ou encore de vues urbaines.

La succession rapide des silhouettes des années 1860-1880 défile ainsi au gré des toiles, passant de la forme évasée et en sablier des crinolines du Second Empire, au profil en colonne des années 1880, marquées par les « poufs », « strapontins » et autres « tournures » qui soutiennent les jupes. Le goût des populations urbaines pour des loisirs de plein air, pratiqués à la campagne, dans les guinguettes ou au bord de mer, se ressent sur leur vestiaire, avec l’avènement de formes nouvelles, plus amples, comme le « petit costume » des femmes et les paletots masculins. Les innovations commerciales, avec l’avènement d’une part de la haute couture et le système de vente des grands magasins permettent une diffusion différente des modes au sein de la société citadine. Des recherches techniques portent également leurs fruits pendant cette époque charnière, avec l’avènement de colorants synthétiques ouvrant de nouvelles voies à la mode, qui exploitent désormais une gamme de coloris qui vont de teintes pâles aux couleurs les plus tapageuses.

Grâce à une exceptionnelle collection de robes et tenues des années 1860-1880, l’exposition propose une déambulation, au gré des heures de la journée, au temps des impressionnistes. Gravures de mode, journaux et reproductions des plus grandes toiles des peintres impressionnistes entrent en dialogue avec ce vestiaire haut en couleur.

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L'herbier secret de Giverny, Monet et Hoschedé en botanistes

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Depuis son installation en 1888 à sa mort en 1926, Claude Monet passe quarante-trois années à Giverny soit la moitié de sa vie. Les célèbres séries qu’il y réalise, Peupliers, Meules, placent d’emblée son œuvre sous le signe du végétal. Cette nature saisie dans les campagnes environnantes va se rapprocher du peintre qui se lance avec passion dans l’aménagement d’un jardin exceptionnel. L’image d’un Claude Monet en jardinier, chapeau de paille ou de feutre vissé sur la tête se complète d’une nouvelle vision que celle immortalisée par Sacha Guitry dans Ceux de chez nous (1915), qui montre l’artiste en notable, sanglé dans un costume blanc trois pièces, peignant au bord de l’étang des nymphéas. Ces deux visions se complètent d’une troisième, jusqu’ici méconnue : Monet botaniste. Cette vision nous est donnée non pas par la photographie, mais par de véritables planches d’herbier récoltées à Giverny dans les années 90 par son beau-fils, Jean-Pierre Hoschedé (1877-1961), parfois présenté comme son fils naturel. Né du mariage d’Alice et Ernest Hoschedé, Jean-Pierre précède de peu le second fils de Claude et Camille Monet, Michel, né en 1878 et décédé accidentellement quelques années après son aîné en 1966. De nombreux dessins et tableaux du peintre attestent de la proximité des deux enfants qui habitent sous le même toit dès leur petite enfance, avant même l’installation à Giverny. La vie de Jean-Pierre Hoschedé a jusqu’ici été très peu étudiée, contrairement à celle de sa sœur Blanche, peintre elle-même, qui a accompagné Claude Monet jusqu’à ses derniers instants, et habité la propriété de Giverny jusqu’à sa mort en 1941. Proclamé membre de la Société botanique de France en 1901, JeanPierre Hoschedé va se livrer en duo avec l’abbé Toussaint à l’étude de la végétation Normande, suivant la voie ouverte par Louis Corbière, premier auteur d’une Flore de Normandie. Les deux comparses constituent un herbier et réalisent des échanges avec les botanistes régionaux de leur temps. On retrouve ainsi des planches à Cherbourg, Paris et Strasbourg. 

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Nymphéas noirs

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Cette année, Michel Bussi, Didier Cassegrain et Fred Duval prennent leurs quartiers d’été au musée à l’occasion du festival Normandie Impressionniste et en partenariat avec Normandiebulle, festival de Bande Dessinéede Darnétal. Sur les cimaises du musée, découvrez les planches originales de Nymphéas noirs, l’adaptation en bande dessinée par Didier Cassegrain et Fred Duval du célèbre roman éponyme de Michel Bussi.

« Quand la passion se mêle à l’art en un jeu de miroirs, Michel Bussi nous emporte dans un tourbillon d’illusions et de mystère, merveilleusement retranscrit par Fred Duval et mis en lumière par Didier Cassegrain, dont les atmosphères évanescentes rappellent l’empreinte impressionniste. Bien plus qu’une adaptation, Nymphéas noirs est à la fois un hommage à l’un des mouvements les plus symboliques de la peinture moderne, un polar envoûtant à travers les époques et un superbe conte de fées empoisonné. À l’image de ces nymphéas, aussi sombres que sublimes. »

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Claire Tabouret

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Artiste française installée à Los Angeles depuis plusieurs années et présente dans la collection François Pinault, Claire Tabouret est sortie de l’École des Beaux-Arts de Paris en 2006. Elle poursuit depuis une carrière prolifique, déployant dans son travail de peinture, de dessin et de sculpture une approche figurative dans laquelle le corps est le sujet central. Sa première rencontre avec la peinture, elle la vit à l’âge de 4 ans, devant les Nymphéas de Monet. Elle éprouve dès lors la nécessité de se confronter à cette forme de langage, à la matière picturale, et surtout, à la couleur. De cette découverte de la peinture au travers de l’impressionnisme, elle conserve dans son œuvre la fluidité d’un travail par couches transparentes et une recherche permanente sur la vibration des tons. Mais que signifie peindre aujourd’hui ? Car il y a la confrontation inévitable à toute une histoire de la peinture, à une technique très ancienne, contraignante. Pour Claire Tabouret, cette charge constitue un paradoxe : elle lui confère en réalité un espace de liberté, de lâcher prise, un lieu où se déploie le geste instinctif. Solitaire dans son grand atelier retiré du monde, elle absorbe le flux de notre monde agité pour le laisser refluer sur ses toiles. Habité d’une énigmatique étrangeté, son univers est celui d’un temps en suspension, peuplé d’êtres à la présence sensuelle indéniable. Dans cette atmosphère incertaine, il se joue quelque chose d’invisible, qui met le regardeur face à ses propres incertitudes. 

« Depuis très longtemps je suis attachée à l’atelier. Avoir un atelier – la solitude de l’atelier –, « une chambre à soi », ça fait partie de cette aventure de la peinture. »  

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Jean-Baptiste Bernadet

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Artiste français travaillant actuellement entre Bruxelles et New York, Jean-Baptiste Bernadet est diplômé de La Cambre en 2003. Peintre virtuose de la couleur, il s’est engagé dans la voie d’une peinture puissamment évocatrice dans laquelle l’intensité interpelle les sensations du regardeur jusqu’à l’éblouissement. Usant d’une technique en apparence simple, mêlant huile, cire et résine, il obtient une palette vive, saturée en pigments, qu’il applique par couches successives et rapides, au pinceau fin. Au fil d’un recouvrement inlassable, par épaisseurs successives, jouant des transparences et des infimes variations de la touche, se construit une matière picturale indéfinissable, sans contour et sans point focal. L’œil s’y perd dans un vertige de vibrations rétiniennes, qui évoque délibérément la peinture impressionniste. Mais il s’agit ici d’une peinture sans sujet, si ce n’est la peinture elle-même et le questionnement de la nature de notre activité sensorielle. Dans cette interrogation, s’ouvre l’espace interstitiel de l’imaginaire. 

« Si l’objet de ma peinture est la peinture elle-même, elle est toujours je crois vaguement mélancolique, de l’ordre de la réminiscence, du souvenir. »

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